Débattre, sans se battre, pour mieux se battre, sans se laisser abattre…
Ceci est une proposition de travail autour de la question.. pour être tenu au courant, participer…. Merci de mettre un mot ici

Généralités :
Nous sommes dans une période, vu la profusion des informations, où nous devons aller chercher partout notre savoir… et nous bricoler notre propre vérité…
On peut voir dans les réseaux sociaux ce besoin fou qu’on les gens de s’exprimer… le nombre de commentaires déposé sur des messages parfois assez banals…
On le voit aussi lors de certains débats associatifs , ce besoin qu’à chacun de parler
Ce qui est une expérience très dangereuse , c’est que si à aucun moment, nous ne rencontrons des lieux où nous pouvons échanger sur le sens de ce que nous pensons, sur ce que nous cherchons sur ce que nous avons trouvé…
Le but n’est-il pas que chacun s’émancipe au travers d’une recherche non seulement individuelle, mais aussi collective ?
C’est dans le partage de nos savoirs, de nos connaissances, de nos recherches que nous évoluons… c’est un travail permanent, du moins chez ceux et celles qui ressentent un besoin de nourrir leur pensée. La conscience d’avoir une pensée à nourrir, à construire… est le privilège d’assez peu de personnes…
Je ne connais aucun mouvement militant qui place cette question en tête de ses préoccupations…
C’est de façon caricaturale que certains médias bien pourraves, détournent ce besoin… Je préfères ne pas les citer ici, même si je les écoute parfois pour mieux prendre la dimension du désastre…
A nous de porter cette responsabilité, de mettre en œuvre et de faire vivre des dispositifs qui permettent ce genre d’ éducation populaire…♫
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Quelques points à respecter lors de débats.
1)Le temps d’attention, majoritairement ne peut pas être de plus de 15 mn
2)En général, ce n’est pas à l’intervenant d’assurer le bon déroulement du débat, d’abord parce qu’étant souvent trop impliqué dans ce qui est à discuter, il n’aura pas le recul sur la nature des flux oratoires.
Le fait qu’il soit qualifié dans la thématique qu’il aborde, n’implique nullement qu’il soit à même de gérer le débat.
Trop souvent les organisateurs l’abandonnent quand le débat commence, et très souvent ça part dans tous les sens, quand ça ne vire pas aux clashs destructeurs, où à la fin, chacun partira de son côté, parfois en colére, dégouté, et parfois triste, pas vraiment encouragé à y revenir.
3)Il y a donc la nécessité de la mise en place d’un petit collectif d’animation dont une des missions essentielles et que ne se produise, quand ça part mal, la « non-assistance à débat en danger » qui est sévèrement punie par la loi, une des peines étant d’écouter intégralement, sans interruption possible, l’intégrale de Michel Sardou.
4)La mission du collectif d’animation commence déjà en amont.
Il faut déjà sentir légitime pour prendre en charge le débat… (facile à dire)
Il faudra faire de telle sorte que cette légitimité soit reconnue pas les gens présents.
D’entrée présenter le collectif d’animation, raconter son histoire, évoquer ses propositions quant au déroulement à ses choix. Dire qui a été choisis pour occuper les rôles habituels, tour de parole, facilitateurs en tout genre, prise de notes etc…
Une des indications essentielles étant d’éviter les tunnels, genrés comme par hasard…
De la méthode :
En amont :
Il s’agît de prendre connaissance collectivement du thème abordé, et d’imaginer un parcours avec des étapes, qui seront fixée en accord bien sûr avec l’intervenant.
Il s’agît aussi d’imaginer éventuellement quelles seront dans ces temps, l’orientation des questions que le public posera, et de commencer déjà un tri, en repérant les points importants à traiter et ceux qui sont secondaires.
De l’évitement
On peut aussi imaginer les attitudes d’évitement, qui sont très banales dans un groupe… un thème est abordé… et à un moment du déroulé, les gens sentent que ça risque de leur coûter d’aller plus loin, alors, comme par miracle quelqu’un va dérouler une thématique sauvage, hors sujet, où d’autres vont s’engouffrer… et qui stoppera net, une avancée qui aurait pu être riche, si tant est qu’elle soit soutenue par le collectif d’animation…
Des tunnels
C’est très souvent l’apanage des hommes de partir soit dans des questions à rallonges, et le plus souvent dans des exposés qui ont comme but de démontrer à l’intervenant, et aussi au public, qu’eux aussi, en savent un rayon sur la question…
D’où la nécessité de fixer d’entrée un temps maximum d’intervention, genre 2 minutes…
De la prise de note
Les personnes qui prennent des notes, pourront, quand elles le jugeront, faire une intervention, pour lire ce qu’elles ont retenues du moment, et demander la validation. Un des intérêts étant d’aider le public à saisir où en est le débat.
De l’évaluation du débat :
Au début, évoquer, le mode de débat qu’on souhaite avoir, et annoncer qu’à la fin, on proposera de prendre un temps pour évaluer collectivement la façon dont s’est déroulé le débat.
Ce point est essentiel, pour l’avenir des débats, il implique une chose très importante, c’est d’éviter à tout prix, les débats qui cessent après que la moitié des participants soient partis.
Il est indispensable pour cela de gérer le temps disponible. On demande au début jusqu’à quelle heure on se réunionne, puis, on prendra soin 10 minutes avant l’heure fatidique, de cesser les débats en cours, et de se livrer à une critique de la façon dont le débat s’est déroulé, Les thèmes exposés, la façon dont ils ont été traités, l’animation du débat, les émotions… Histoire de tirer des leçons pour la prochaine fois, et aussi de commencer à faire prendre conscience au public qu’un débat c’est aussi le lieu où l’on prend conscience de la vie d’une collectif.. Oui c’est ambitieux… et alors ? on va pas se gêner,
Le 28/11/2024
